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Jeudi 4 avril 4 04 /04 /Avr 22:16

Ecrire un billet sur un album vieux de 10 ans, ça parait étrange, mais en toute logique si je ne découvre cet album que maintenant, d'autres ne le connaissent pas encore. Du coup, j'ai bien envie de faire les chroniques des trucs qui me passent sous la main, plutôt que suivre une chronologie absolue. Et puis tout le monde s'en branle en plus.

 

 

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J'ai découvert Nevermore plus ou moins par hasard en 2005, avec Enemies of Reality (sorti en 2003). 8 ans plus tard, je pense que ce n'était pas le bon album pour commencer. Trop brutal, trop technique, des solis hallucinants mais un sens mélodique un peu particulier, voire absent par moment. Quand on écoute Dreaming Neon's Black  (1999) c'est pas du tout la même cam, il y a un plus grand travail sur les harmoniques, le placement du chant par rapport aux guitares, les chansons sont moins violentes, plus sombres, maladives par moment. Quant à This Godless Endeavor (2005), on est sur du grand art, un groupe en plein état de grâce. En achetant Dead Heart in a Dead World (2000), qui semble à la croisée de différentes périodes pour le groupe, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, à part la chanson éponyme.

 

 

Quand je compare avec ma discographie, c'est la même période que Midian, Holy Wood, Hybrid Theory, Follow the Reaper, Grand Declaration of War,  Brave New World, White Pony. Bref, une période totalement dingue en terme d'originalité et de créativité (c'est mon opinion, si vous n'êtes pas d'accord je vous encule avec mon parapluie). Et cet album ne déroge pas à la règle.

 

 

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Juste pour faire chier les true métalleux intègres et irréductibles, huhu

 

 

Les chansons sont inspirées: la dualité rythmiques lourdes / refrains mélodiques est très cohérente (pas comme Arch Enemy, voir le billet sur Khaos Legions pour les intéressés). Les structures sont plutôt classiques type couplets/refrains mais il y a toujours des ajouts, des modifications par endroits qui surprennent toujours (dans le bon sens du terme). Rythmiquement ça envoie à mort, c'est impossible de pas bouger frénétiquement son corps devant une telle maîtrise du rythme. Des moments de purs blasts alternés avec des constructions rythmiques moins évidentes. Le batteur fait un excellent boulot et ajoute une touche très groovy par moment, ce côté un peu contre temps, un peu "je fais ce que je veux dans mes mesures et je vous emmerde" qui ne lasse jamais. Le bassiste suit très souvent les guitares (...) mais sur les chansons plus calmes on a le droit à des passages plus originaux.

 

 

Puis quand, enfin, on saisit le plan rythmique, ça passe à autre chose et on est gratifié d'envolées lyriques et de solis vraiment superbes. Jeff a un véritable talent de composition sur cet album (bien plus que sur Enemies of Reality, très technique mais des soli qui laissent parfois perplexes, genre "ok, il est super bon, mais il voulait exprimer quoi?"). Là on a des chansons différentes, une grande variété de rythmes, des passages parfois aériens (notamment de belles parties acoustiques sur The River Dragon has Come ou Insignificant), parfois très sombres, et toujours des soli qui font planer. Des chansons comme The River  Dragon has Come ou Engines of Hate ont été créées pour rappeller à tous ces petits guitaristes (comme moi) qui c'est le papa.

 

 

Bref, musicalement c'est très varié mais extrêmement cohérent. Techniquement j'ai toujours été bluffé par Nevermore, mais sur Dead Heart in a Dead World ils ont cette fibre mélodique qui envoie le tout dans des sphères de jouissance auditive. J'ai cette impression d'être entraîné dans un vent qui change sans cesse de vitesse, d'altitude, d'intensité, mais qui ne s'arrête jamais.

 

 

Le détail qui tue: Nevermore se tape le luxe de reprendre Simon and Garfunkel avec The Sound of Silence, totalement revus à leur sauce: une véritable prouesse! On reconnait l'original mais avec des vêtements confectionnés par des passionés de metal (la voix de Warrel est juste hyper jouissive). Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle se fond totalement dans le décor tant la reprise est réussie! Une des plus grosses surprises de cet album.

 

 

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Manteaux noirs et longs, chemin perdu dans un forêt, immensité de la nature, à peu de chose prêt on reconnait bien la patte black metal

 

 

Au niveau du chant, Warell Dane place sa voix à merveille: on sent la puissance de l'organe, le guerrier paternaliste, ce qui ne l'empêche pas de passer à des moments plus légers sans aucun complexe.. Les lignes mélodiques sont très entraînantes. C'est pensé, réfléchi, mais étonnamment ça donne quelque chose d'assez spontanné! Quand on entend le refrain de Disintegrate je n'ai qu'une envie: chanter en choeur de toutes mes forces... Son chant est beau, toujours juste,  il envoie quelque chose qui soulève... D'ailleurs il suffit d'écouter le live de The Heart Collector (sur The Year of the Voyager) pour se rendre compte du potentiel scénique du chant de Warell (Le truc un peu embêtant c'est qu'ils se sont séparés il y a 2 ans déjà... enfer et damnation comme dirait ta soeur). Un véritable bonheur de l'entendre chanter. On peut ne pas aimer, mais on ne peut ignorer qu'il a un organe infaillible d'une rare puissance.

 

 

Les textes ont toujours été importants dans Nevermore. Avec un titre comme Dead Heart in a Dead World on s'attend à quelque chose de sombre, de cynique. Les interprétations sont personnelles, mais j'ai trouvé immédiatemment une résonnance des paroles avec des choses que j'ai vécues ou vis chaque jour (à part Inside Four Walls, j'ai pas de pote qui a fait de la prison, en tout cas à ma connaissance...). Il a y souvent des interrogations sur la condition humaine (Insignificant), l'aliénation par les gouvernements/ corporations (Narcosynthesis) mais aussi par soi même (The Heart Collector), des constats sur la colère, la haine, la force destructice de certaines émotion (Engines of Hate).

 

 

Et puis il y a la chanson éponyme, Dead Heart in a Dead World, qui ne parlera qu'à ceux qui se questionnent. C'est l'expression brute d'une remise en question permanente dans un monde qui n'en a plus rien à branler de l'honnetêté ou de l'authenticité. Un combat coûteux, terrible et ingrat contre toute forme d'aliénation mentale, mais que la plupart des gens ne remarqueront pas et mépriseront probablement. Cette chanson est un miroir: la bataille ne sera jamais gagnée et entraîne de grandes souffrances, mais il y a toujours espoir, il ne faut pas abandonner. Je ne peux la chanter sans des larmes de colère et de tristesse... Mais comme dit plus haut, chacun interprète à sa façon...

 

 

Burn your gods and kill the king

Subjugate your suffering

Dead heart in a dead world

 

 

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Un des très beaux "dessins" de l'artwork. Je vous rassure, le bleu n'est pas la seule palette utilisée.

 

 

Pour finir, la production est très bonne, voire parfaite compte tenu de l'époque et du style: on entend tous les détails de chaque instrument, pourtant l'ensemble est d'une grande puissance! Comparé au son faiblard de Dreaming Neon's Black, c'est un véritable pas de géant pour le groupe après une seule année. Cette production très juste permet de rester concentré tout le long de l'album (pas comme d'autres. Oui Rabid's Death Curse au fond de la classe, c'est toi que je regarde infâme bouse de fréquences. T'as de la chance d'être jouissif).

 

 

Un grand point positif aussi: l'artwork (de Travis Smith) est très original, étrange, un peu désincarné, comme une expression "approximative" d'émotions. Lire les textes avec ces images en fond donne une ambiance particulière à chaque chanson.

 

 

Un excellent album de metal, travaillé dans ses moindres détails. Il est devenu en quelques semaines un incontournable pour moi, pour toutes les raisons citées au dessus: varié, technique, puissant, mélodique, des textes matures qui font réfléchir. Typiquement le genre d'oeuvre dont on sort, sinon transformé, au moins un peu différent que quand on y est entré.

Par ta soeur
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Lundi 20 août 1 20 /08 /Août 21:37

Après une journée entière passée sur la route pour rentrer, j'ai absolument pas envie de faire de l'organisation, de l'analyse poussée ou de la verve. Nique sa mère les images, on va faire dans le simple, brut et direct.

 

Le Motocultor a lieu à Theix, ville visiblement sympathique, paumée dans le Morbihan. Là, pendant 3 jours c'est le chaos, et c'est bon. Les groupes s'enchainent, les gens boivent, se tapent dessus en toute amitié, gueulent comme des gogols et ne se lavent pas.

 

La programmation 2012 était alléchante. Pourtant, le vendredi n'annonçait pas une bonne entrée avec l'annulation de Electric Wizard et des 2 premiers groupes (dont Ataraxie, que je voulais voir :(). Mais le festival a carrément tenu ses promesses.

 

Première chose, un son excellent! Un grand bravo aux ingé son car on a eu le privilège d'entendre les guitares, la basse, la batterie, le chant, et les synthés. Peut être une réflexion sur la grosse caisse de la grande scène, trop présente qui masquait la basse, sans ça c'était globalement très propre, et vu le nombre de styles différents, c'est une grosse performance.

 

Autre point sympathique, la facilité d'accès: juste 2 scènes, les groupes s'enchainaient sans accroc, et on a pu assister (en théorie) à tous les concerts. De plus, gros point fort sur la proximité des scènes, du camping et du parking: tout est à portée de main si je puis dire. On a envie de se barrer, on s'assoit au camping pour siroter une bière (avec un son sympa, puisque pas trop loin). En pratique, il faisait tellement chaud que certains groupes sont passés à la trappe. Même si on a eu la chance d'avoir un beau temps pendant 3 jours, se taper le soleil dans le dos avec un corps déjà ruiné (et sale, très sale), c'est pas facile.

 

Un truc très plaisant aussi, la programmation était bien pensée, avec un équilibre entre des styles "bourrins", "classiques", "alternatifs" et "décalés". Pas d'enchaînement de 3 groupes de grind puis 3 groupes de heavy à la papa. Toujours une certaine variété, et notamment un gros effort pour représenter tous les styles de metal. Gros point positif pour ma part avec la venue de KMFDM, que certains pourront critiquer comme n'était pas du metal (ce qui est vrai), mais c'était d'une fraicheur incomparable.

 

Bref, le festival "musical" était très bon, relativement bien géré dans les timings (peu de temps morts) et avec un son vraiment excellent.

 

Par contre, un aspect sur lequel ça pue violemment, c'est l'organisation. Alors certes, on est des métalleux, on est des gros porcs avec un humour potache, on boit des bières dégueulasses juste pour être bourrés, on est des gros crados qui supportent les cafards MAIS niveau bouffe et hygiène c'était franchement à chier. A part les toilettes qui étaient plutôt bien gérées (avec la sciure, idée ingénieuse), c'étai la grosse GROSSE LOSE au niveau de l'eau: pas un seul point sur lequel faire un brin de vaiselle ou juste enlever la boue de nos visages. Il y avait bien des douches, mais franchement, 6 douches pour combien de milliers de participants, megalol quoi, j'suis pas venu pour attendre comme un piquet pendant des heures.

 

Niveau eau c'était pas mal craignos aussi, avec des bénévoles qui ne donnaient parfois même pas une bouteille entière. Bien sûr qu'il faut les féliciter pour leur travail, car je suis persuadé que ce qui est arrivé n'est pas de leur faute mais d'un problème de gestion en amont, mais heu de l'eau c'est indispensable en camping, et ça a manqué. Et surtout, SURTOUT, un énorme problème au niveau du stand de la bouffe. Il manquait clairement la moitié des effectiifs minimum pour assurer le travail. Et j'ai failli oublié le plus drôle: une queue monumentale pour entrer sur le site le vendredi. On a attendu au minimum une heure pour transformer notre billet en pass 3 jours.

 

Je trouve ça très dommage car musicalement le festoch était génialement organisé, mais niveau effectifs/hygiène/bouffe c'était totalement à la ramasse (attendre 45 minutes pour un jambon beurre fait à l'arrache, c'est vraiment abusé...). C'est étrange car les organisateurs savent pertinemment qu'il y aura un GRAND NOMBRE de participants, alors pourquoi si peu de douches? Pourquoi aucun point d'eau? Pourquoi un stand bouffe autant blindé? Peut être devraient ils engager un kebab pour les 3 jours, ou un truc du genre. 

 

J'vais pas faire le gros blasé de merde qui critique tout ce qu'il voit, mais c'était réellement dommage pour un festival de cet ampleur d'avoir une "vie de festoch" si mal pensée en terme de nombre. Mais bon, le côté musique était super cool, et c'est mieux dans ce sens là que l'inverse. Pour un résumé des concerts en particulier je ferais plus tard, là c'est la grosse flemme.

 

Par ta soeur
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Mardi 24 juillet 2 24 /07 /Juil 12:35

J'aime Cradle of Filth. Du moins, j'aime une grande partie de leur carrière. Quand les premières notes de The Twisted Nails of Faith résonnent, je ressens quelquechose d'unique, mélange de peur et d'excitation, qui se libère ensuite dans une pure violence, une explosion de plaisir et d'adoration malsaine. Ceux qui ne connaissent pas peuvent trouver ça pompeux. Mais si vous avez lu un tant soit peu les paroles de Cruelty and the Beast, vous savez à quel point les chansons de Cradle peuvent provoquer des émotions intenses.

 

Malheurement, depuis quelques années le groupe part en couilles. Le dernier album en date Darkly, Darkly Venus Aversa n'était objectivement pas mauvais, mais bien en deça des capacités du groupe: insipide, des compositions "en mode automatique" et une histoire peu intéressante (personnellement, j'ai pas accroché). Lorsque l'on se plonge dans celui d'avant, Godspeed on the Devil's Thunder, il y avait au moins le récit d'une chute, et des chansons qui frisaient le chef d'oeuvre (Darkness Incarnate notamment). Bref, c'est pas la période héroïque en ce moment et j'attends toujours le réveil de mes idoles.

 

Et voici, subitement, un nouvel album: Midnight in the Labyrinth

 

 

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Curieux, mais sceptique, je l'ai acheté.

En fait, ce n'est pas vraiment un nouvel album, mais des chansons de leur période bénie (les 4 premiers albums) réaarangées de façon symphonique.

On a 2 CD, un avec les narrations de Dani et Sarah, l'autre sans. On peut questionner l'utilité de ce 2è CD (pour faire plaisir aux amateurs de classique? je reste dubitatif).

 

Allons directement au but: c'est réussi. On reconnait les chansons transformées en pièces orchestrales. C'est vraiment pas mal, je me suis pris au jeu et on découvre un aspect plus coloré, plus léger de chansons parfois bien violentes (Hosanas in Extremis ou Summer Dying Fast). L'orchestre est plus ou moins complet dans le sens où l'accent est surtout mis sur les cordes et les choeurs, moins sur les cuivres. Pourtant ça sonne toujours bien et on reconnait les chansons transformées.

 

Quelque part, c'est une compilation dans le genre des introductions de leur albums; des pièces symphoniques visant à mettre l'auditeur dans un état différent, le faire rentrer dans cet univers gothique. C'est terrible car j'ai l'impression d'écrire un truc totalement cliché, mais c'est l'émotion que j'ai ressenti en écoutant les 2 disques: une "replongée" dans un univers sombre, cruel, mais avec une peinture plus aérée, plus éthérée. Forcément, sans les implacables doubles croches des guitares, basse et batterie, certaines parties sont bien plus légères que les originales. Mais ça reste écoutable et sympathique.

 

En revanche, je ne trouve aucun argument pour ceux qui ne connaissent pas le groupe. Dans ce cas on est sur des chansons classiques de peu d'intérêt et aux arrangements répétitifs (les "HOU... HA" des choeurs sont un peu gonflants). Il n'y a pas non plus d'explosion ou de montée hystérique caractéristique des véritables pièces classiques. Ca fait plus "ambiance symphonique" que orchestre symphonique.

 

 

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Pourquoi Dani, pourquoi?

 

 

Bref, cet album est une parenthèse agréable, mais qui n'augure rien d'exceptionnel. Ces arrangements sont tout à fait intéressants, mais n'égalent pas la puissance ou l'intensité des originales. Je reste dubitatif sur l'intérêt d'une telle sortie alors que le groupe n'est pas au meilleur de sa forme niveau composition. Espérons que c'est une pause qui leur permettra de revenir en pleine forme.

 

Intéressant / Sympathique pour les fans

Sans grand intérêt pour les autres

Par ta soeur
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Samedi 24 décembre 6 24 /12 /Déc 12:30

Les causes de ce dérèglement comportemental sont floues: il y a 10 ans, dans la salle de bains, j'ai découvert que me gratter les pieds en sortant de la douche était une activité fort agréable. Après quelques jours de répétition, le plaisir fut souillé par une douleur vive et précise: à force de gratter entre les doigts de pieds, la peau était partie, place à la chair.

 

Peu ragoûtant n'est-ce pas? La première résolution qui vient à l'esprit est "arrêter". Pourtant, depuis 10 ans je me bats contre un comportement récurrent mais difficile à éliminer.

 

 

Comme tous les névrosés, j'ai un rituel simple: dans la douche, je mets l'eau en route: bras gauche, épaule gauche, dos, ventre, jambes, je change de main, bras droit, épaule droite. Vient ensuite le savonnage, qui suit le même schéma. Par contre au niveau du rinçage c'est la grosse fantaisie! Selon les endroits savonnés ou non, le jet suit un schéma unique! Et vient le moment fatidique: en ouvrant le rideau, je mets les pieds sur la serviette. Je prends la deuxième serviette et me sèche en suivant le "schéma classique". Puis j'arrive aux pieds.

 

Et là, c'est le drame. Au lieu de simplement sécher mes petons, je vais les massacrer en éliminant toute trace d'eau, d'impureté et même de peau en frottant allègrement entre chaque doigt de pied. D'abord entre l'auriculaire et l'annulaire: c'est les préliminaires, l'échauffement. Ensuite entre l'annulaire et le majeur: l'exercice principal, qui fait monter des frissons de plaisir le long de la jambe et de la colonne vertébrale. Enfin, entre le majeur et l'index: l'apothéose, le bouquet final, le kadenzza. Rien n'existe sinon cet orgasme sensitif sans comparaison. Et le mieux, c'est que ça recommence de l'autre côté.

 

 

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Se gratter les pieds, une activité appréciée des dames

 

 

Et puis, la culpabilité. Déjà de faire un truc assez étrange votre totalement pervers. Mais surtout de m'être massacré les pieds. Si c'était uniquement gratter ça irait, mais le problème est que je m'arrache la peau, et la chair est ensuite à vif durant la journée. Parfois je fais attention, parfois non.

Et toute la journée est un chemin de croix: chaque pas, chaque appui est délicieusement douloureux pour rappeller à quel point cette activité est une erreur. Le must étant bien sûr les pieds nus dans un dojo. Sautiller partout avec un morceau de mon corps pas protégé en contact direct avec les tatamis, c'est... immonde. La sensation est comparable à celle de marcher sur une punaise.

 

 

Quelle solution pour cette perversion? Assez simple, la volonté. Difficile en sortant de la douche de ne pas succomber à cette envie malsaine de mutiler mon moyen principal de locomotion, alors la frustration monte. Mais c'est toujours mieux d'avoir des pieds fonctionnels. Je suis donc fier d'être revenu au principe de réalité après avoir passé 10 ans esclave du plaisir coupable pédestre.

 

Pourtant, il reste un mal jamais éradiqué. Insidieux. Je dirais même, vicieux: la réaction du corps en demi sommeil. C'est simple: impossible de réagir pendant la nuit, on fait parfois des choses dont on ne se rappelle pas. Et bien cette nuit, je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, mais mes majeurs droit et gauche sont tellement bousillés que j'ai du mal à poser un pied après l'autre.

 

Inconscient, sale pute.

Par ta soeur
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Mercredi 14 décembre 3 14 /12 /Déc 23:18

Ou "Comment j'ai retrouvé la joie de vivre".

Cet article est un tantinet long, juste parce que j'ai grave kiffé ma race et j'estime devoir réserver une place de choix à ce monument.

 

 

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Dieu dit "que la lumière soit!", et Adam apparu.

 

 

 

 

Deus Ex : les origines

 

 

J'ai un souvenir très clair. C'était juste après les vacances de noël, je venais d'avoir une semaine de cours et rentrais dans une semaine banalisée pour les révisions. Une période extrêmement difficile non pas à cause des examens, mais des difficultés familiales de cette époque. J'étais à terre, totalement déboussolé. Par dépit j'essayais de lire ou réécouter des albums qui me plaisaient, mais la morosité revenait toujours.

 

Puis j'ai trouvé le premier Deux Ex. 6 ans après sa sortie. Les graphismes de la jaquette montrait une époque "unreal tournament". Le scénario avait l'air d'être sympa. J'ai essayé.

 

Et ce jeu a changé ma vie. Je pèse mes mots. Deus Ex a révolutionné ma manière de considérer les jeux vidéos, d'un pur point de vue du gameplay, mais aussi dans le scénario et sa portée philosophique (et politique). Ceux qui y ont joué ont probablement ressenti une "illumination" comparable qui dépasse le cadre de l'écran et du clavier. Le genre d'expérience qui marque au fer rouge.

 

Résumons rapidement en quoi le jeu est énorme: un monde d'une profondeur et d'une cohérence inégalées, des niveaux non linéaires, un arsenal impressionnant, une hybridation réussie entre jeu de shoot et jeu de rôle, des dialogues utiles et "touchants", un débat éthique et philosophique sur l'augmentation et bien évidemment un système d'augmentations ultra jouissif. Tout est nuance, choix, questionnements, que ce soit pour l'histoire, la manière dont on va évoluer dans un niveau ou le développement de JC Denton ...

 

 

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Pauvre Gunther, il voulait juste du jus d'orange :(

 

 

 

 

Invisible War : le petit frère très sympa mais moins talentueux

 

 

Quand le deuxième opus, Invisible War, a atteri dans mes mains, ce fut une grande frustration car mon ordi de l'époque ne voulait pas le faire tourner. Il est resté 6 mois dans le placard, jusqu'à l'essayer sur un ordi moins puissant mais qui acceptait de le lancer. Avec moins de 10 fps, ce fut une expérience très intéressante puisque quasi impossible de se battre façon rambo. Non pas que je n'aime pas l'infiltration (au contraire!), mais le gameplay ici était un peu obligé.

 

Il est moins bien que le premier, sans aucun doute. Les compétences ont disparues, les graphismes sont très beaux mais mal optimisés, les niveaux beaucoup moins grands et l'univers moins abouti. Le principal reproche est surtout la difficulté outrageusement faible. En mode réaliste il faut 5 balles dans la tête pour se faire tuer, les munitions universelles empêchent tout challenge selon la situation, etc...

 

Pourtant j'ai pris mon pied. Deus Ex : Invisible War reste un excellent jeu : les augmentations donnent un avantage considérable, les choix restent nombreux et les factions essayent toujours de tirer la couverture vers elles. Mais Invisible War n'a pas les épaules du premier qui transcendait... tout en fait.

 

(D'ailleurs un petit article expliquant que les développeurs ont pris Invisible War comme "modèle d'erreur")

 

 

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Prend ça sale cultiste de mes deux!

 

 

 

 

L'attente : entre excitation et appréhension

 

 

L'année où j'ai joué au 2, les autres jeux m'ont paru fades. Un de mes meilleurs amis était un grand fan de la série aussi, et on se lamentait ensemble sur le manque de jeux "intelligents". J'ai perdu l'espoir pendant longtemps. Il suffit de regarder les titres sortis ces dernières années. Depuis World of Warcraft, le jeu vidéo n'est plus une industrie, c'est une pompe à fric où les joueurs sont des gros teubés incapables de réflexion longue. C'est en tout cas le sentiment que j'ai. Il sort toujours des bons jeux, mais la quantité de grosses bouses qui sont élevées au rang de classique me donne la gerbe.

 

 

Et Deus Ex : Human Revolution fut annoncé.

 

 

OH GOD GOD GOD! Plus que trépidant, lorsque j'ai vu le trailer de l'E3 de juillet 2010, mon sang n'a fait qu'un tour: FUCK YEAAAAAAAAH!

Pourtant, on était en droit de se poser des questions: rachat de la franchise par Square Enix alias "1 combat = 1 cinématique", annonce d'un système de régénération automatique, ... J'ai attendu avec appréhension. Comme l'annonce du retour d'un grand ami qui reviendrait après 10 ans passé dans un pays étranger. Il  a changé, serons nous toujours aussi liés?

 

C'est la première (et probablement la dernière) fois où j'ai précommandé un jeu. Une raison simple: le trailer sur le site de Sarif Industries. C'est la première fois que je vois un jeu pousser aussi loin l'immersion: un faux site relié à de vrais articles scientifiques, une présentation professionnelle de l'activité de l'entreprise, etc... On croirait vraiment que Sarif Industries existe. J'ai fouillé le site de fond en comble. Ca m'a mis dans un tel état d'excitation que le doute n'était plus possible: Deus Ex a été ressucité.

 

Que vous y soyez déjà allé ou non, je vous propose de vous rendre sur le site de Sarif Industries, ne serait-ce que pour (re)voir la video d'introduction qui exprime si bien l'ambiance du jeu du côté du peuple.

Et je vous propose de (re)visionner le trailer qui remet le contexte du côté d'Adam Jensen:

 

 

 

 

 


 

L'introduction: saisir le joueur dans un monde à part

 

 

La manière dont la trame est menée est superbe. Vous êtes Adam Jensen, responsable de la sécurité de Sarif Industries. Vous accompagnez Megan Reed, chercheuse talentueuse qui vient de faire une avancée significative dans le domaine des augmentations: elle a découvert un moyen de stopper le rejet et donc l'utilisation de Neuropozyne, cette drogue si chère et contraignante pour les augmentés. Une simple recherche dans son bureau vous permet via mail et "pocket secretary" de comprendre qu'Adam et Megan sont ex, et Megan est visiblement un génie.

 

Après une petite marche automatique à la Half Life pendant laquelle vous prenez connaissance des activités du labo de Megan, vous rencontrez Pritchard, l'administrateur réseau un tantinet hauntain (mais foutrement utile!), puis votre boss David Sarif, homme visionnaire mais humain. Une explosion retentit. Vous vous précipitez pour vérifier les dégâts.

 

Le jeu commence donc sur des chapeaux de roue. La question ne se posait même pas, j'ai mis la difficulté au max, et cette partie se fait "à l'aveugle": on voit exactement ce que Jensen voit, c'est à dire ce qu'il y a devant ses yeux mais pas sa vie, ses munitions ou sa position. Et surtout aucune réticule! Bien que j'ai trouvé ça difficile au départ, ça me parait évident maintenant. Bref, la prise en main est très rapide et a le mérite de laisser le temps au joueur de se faire à l'univers graphique et sonore : une réussite. Je pourrais en écrire des tonnes tellement c'est beau visuellement et agréable à l'oreille. J'ai totalement kiffé ma maman. Et il n'y aura aucune fausse note de ce côté tout le long du jeu. Un vrai bonheur!

 

Evidemment, ça se termine mal pour Jensen, qui malgré son courage va se faire défoncer l'anus façon XXL par un soldat augmenté visiblement très expérimenté, le tout devant Mlle. Reed qu'il était venu sauver. S'en suit une très belle cinématique pendant laquelle Sarif, pour sauver Jensen, va le mécaniser. Adam, ayant subi de véritables chocs physiques et psychologiques, part pour une convalescence de 6 mois.

 

 

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ou "Comment justifier sa dose quotidienne de whiskey"

 

 

 

 

Gameplay et scénario : la jouissance vidéoludique

 

 

Adam Jensen est mué par un seul désir : retrouver les terroristes à l'origine de l'attaque de Sarif Industries, et si possible obtenir des explications. Le reste est à explorer seul. Je ne ferais aucun spoiler sur le scénario, habilement ficelé. Cela dit, si vous êtes un habitué de la série vous comprendrez vite ce qui se passe. Human Revolution se passe avant le premier Deus Ex et vous fournira un tas d'informations "intéressantes" sur l'évolution du monde entre les deux. Les nombreuses quêtes secondaires nous peignent aussi le quotidien du monde (torturé) en 2027, ce qui ajoute à la profondeur du jeu.

 

Point intéressant : on se battera contre des boss. J'ai été très surpris lors de la première rencontre, violemment musclée! Ca remet au goût du jour les classiques du jeu vidéo, et surtout ça teste nos réflexes. Des moments forts qui ponctuent les différentes phases du jeu.

 

En terme d'exploration, Human Revolution est construit comme Invisible War durant les 3/4 du jeu. Les péripéties de Jensen l'amèneront à Detroit, Hengsha et autres villes et complexes. On arrive dans une ville/zone et on est libre de se ballader. Les zones sont relativement grandes, notamment la ville d'Hengsha qui est un vrai cauchemar en terme d'orientation et ressemble vraiment à une mégalopôle délaissée. On peut ainsi tracer comme un furieux vers la trame principale ou au contraire explorer de fonds en combles. Je suis un fan de la deuxième méthode et j'ai pas été déçu: il y a toujours de bonnes surprises et les quêtes secondaires ont de véritables objectifs, de véritables histoires, avec des êtres humains et leurs choix respectifs.

 

On pourra donc choisir de trouver un maximum de preuves contre un flic ripoux ou accepter son pot de vin et repartir les poches pleines de crédits. On pourra aussi choisir de tuer des ravisseurs peu scrupuleux ou au contraire avoir une approche plus pacifique. Le jeu fait la part belle aux dialogues et propose par moment des interactions très intéressantes. Vous pouvez persuader vos interlocuteurs si vous êtes suffisament habiles et/ou si vous possédez l'augmentation correspondante.

 

 

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A : je lui demande un verre.

B : je le menace pour lui extorquer des informations.

C: je suis compatissant et joue sur l'émotionnel.

D : je lui fais un doigt.

 

 

Bien sûr, vous pouvez vous la jouer inflitration jusqu'au bout des ongles et finir les missions sans jamais vous faire repérer. Je me demande d'ailleurs s'il est possible de finir le jeu en "ghost" (je testerais mais je ne doute pas que ce soit possible). Notons également la mise en place d'un système de "hackage" très bien fait qui oblige à jouer à chaque coup. Les mails donnent toujours des informations utiles. Certains n'ont aucune incidence sur les missions, mais sont pourtant d'une importance capitale (notamment lors de la visite des locaux de picus, TEASING!).

 

En terme d'IA, les ennemis réagissent d'une manière logique et cohérente: s'ils vous entendent, ils ne vont pas juste faire 2/3 pas, ils vont carrément vous chercher là où vous êtes. De la même manière, un coup de feu va alerter les gens aux alentours, n'espérez pas vous en tirer par un petit tour de passe passe! Ca rend le jeu bien plus difficile et ô combien plus sympathique! Quand on termine une mission, on la mérite.

 

La grande diversité des approches a donc été conservée (voire amplifiée) et c'est un plaisir incomparable de pouvoir jouer le jeu "à sa manière".

 

 

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"On me voit, on me voit pas. On me voit, on me voit un peu, on me voit plus."

 

 

 

 

 

Graphismes et bande son : une ambiance unique

 

 

Niveau visuel et auditif, c'est cohérent et très beau. On est plongé dans un univers à part entière. Les couleurs prédominantes sont le jaune et le marron, le tout en textures "triangulaires", ce qui donne un aspect à la fois industriel crade et ville futuriste. Je ne sais plus où j'ai lu que l'inspiration venait de Blade Runner. Mes souvenirs du film sont assez lointain mais il est clair que ce fut une référence pour les développeurs. Notons cela dit une véritable identité graphique et sonore à chaque zone du jeu.

 

En effet, à part les égoûts qui se ressemblent (plutôt logique en fait), chaque nouvelle ville est l'occasion de visiter et s'imprégner de son ambiance particulière. Saluons la bande son qui est maîtresse sans être omniprésente. Cette même bande son s'adapte d'ailleurs à merveille en fonction des situations rencontrées.

 

Le truc qui m'a le plus surpris est la réaction des personnages lors des dialogues. On est loin, très loin du premier opus avec ses bouches en carrés qui s'ouvrent et se ferment. On croirait avoir de vrais êtres humains en face, tant dans le doublage (magistral) que dans les expressions faciales et plus généralement le langage corporel. Plusieurs fois je n'ai pas écouté ce que me disait un personnage tellement ses expressions me fascinaient.

 

Pas un seul point n'a été laissé au hasard, ce qui empêche le joueur de "s'échapper" du jeu. Ma machine commence à dater, j'ai dû jouer en 1100 * 800 ou quelque chose dans le genre, mais cette résolution ne m'a pas gênée. Human Revolution a une identité visuelle et tellement forte qu'elle se ressent aux premiers instants, peu importe les pixels.

 

 

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Hengsha

 

 

 

 

Arsenal : diversité et équilibre

 

 

Au niveau de l'arsenal, c'est la caverne d'ali baba! Il y en a pour tous les goûts: du classique 10 mm au fusil à pompe en passant par le machine gun ou encore le fusil tranquillisant, vous avez une liberté rare pour un jeu vidéo. Rare non pas par la diversité mais par l'efficacité. Chaque arme possède ses propres caractéristiques, et peut s'employer dans des situations différentes.

 

On a aussi de nombreuses grenades disponibles (mes préférées :'D), qui se déclinent également en mines. Et cerise sur le gateau, il y a des améliorations pour toutes les armes, dont une spécifique à chaque arme! On peut donc avoir un 10 mm totalement amélioré qui sera bien plus puissant qu'une mitraillette lambda. A savoir, Adam Jensen est une arme à lui seul puisque ses bras augmentés lui permettent d'assomer ou de tuer ses ennemis. Vous pourriez donc vous passer des armes pendant la majorité du jeu.

 

 

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Coucou maman, je t'ai ramené des cadeaux!

 

 

 

 

Augmentations : le problème du choix

 

 

Venons en à ce qui a fait la patte Deus Ex, les augmentations. On est dans le "purement" mécanique, Adam Jensen deviendra finalement plus proche du robot que ne l'étaient JC Denton et Alex. On comprend tout de suite mieux ce qu'on subit Anna Navarre et Gunther Hermann. 

 

Le système est surprenant mais très sympa: au lieu de récupérer des nanites, Adam "retrouve" ses capacités au fur et à mesure en obtenant des points de dynamisation (ou praxis dans la langue de Shakespeare) à chaque augmentation de niveau (en gros tous les 5000 p). On a ainsi un genre d'arbre de compétences dans lequel on évolue comme bon nous semble.

 

 

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"- Adam, tu viens jouer au foot? - Ouais attends j'upgrade mes jambes et j'arrive!"

 

 

Adam possède des augmentations de base : l'infolink avec lequel il reçoit et envoie des messages, et surtout une augmentation de régénération. Quand j'étais tombé sur la news pendant le développement, j'étais outré. Force est de constater que cette augmentation est cohérente et ne déséquilibre absolument pas le jeu (du moins en difficulté max). Oui, Adam se régénère, mais pas assez vite pour foncer sur 4 bonhommes en même temps ou survivre à un tir de uzi.

 

Pour le reste, je vous laisse explorer. Grossomodo il y a 3 familles d'augmentations : celles qui permettent de hacker, celles qui rendent plus résistant ou plus fort et celles qui aident à la furtivité. Le chemin ne dépend que de vous. Le nerf de la guerre, c'est ce menu. Il définira de façon soulignée les approches que vous pourrez ou non tenter.

 

Un gros plus: il n'y a (presque) pas d'augmentation inutile. Rappellez vous dans le 1 et le 2, quand vous hésitiez pour savoir si oui ou non vous alliez prendre A ou B. Ici c'est différent, vous prenez ce que vous voulez (dans la limite de certains arbres) et ça aura forcément un impact dans le jeu. Le seul point négatif est qu'un joueur relativement minutieux obtient suffisamment de points pour améliorer tout au maximum. Du coup, les choix effectués en début de partie s'effacent en fin de jeu. Dommage.

 

 

 

 

Conclusion : orgasme sur orgasme, je vais me faire augmenter le bassin

 

 

Deus Ex : Human Revolution est un jeu comme je les adore. Une ambiance unique grâce à une bande son de très grande qualité, des graphismes recherchés qui absorbent, et surtout une liberté incroyable dans sa progression, tout en restant suffisamment linéaire pour ne pas perdre le joueur. J'aime beaucoup la manière dont les différents rebondissements sont amenés. Et il n'y a pas de plus grand plaisir qu'approcher deux larons dans le dos pour leur faire les fesses façon express.

 

 

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AUGMENTED SURPRISE BUTTSEKS!!!

 

 

Le véritable moins du jeu est la toute fin qui est traitée trop rapidement, voire télescopée. Je regrette aussi le peu d'interaction avec certains personnages emblématiques. Un truc plus général mais gavant, c'est Steam. Le jeu n'est jouable que grâce à Steam, que je n'aime pas, ne serait-ce que pour une question de rapidité de lancement. Et puis les acheviements à chaque fin de quête, ça m'exaspère! C'est bon, je joue pour mon plaisir, j'ai pas besoin de la pseudo reconnaissance d'une plateforme de jeu basée sur la comparaison de e-penis. Cela dit il a pu me mettre le jeu en anglais, donc je vais pas trop râler.

 

Outre ces quelques aspects, Human Revolution n'est pas une révolution, mais c'est le digne successeur du premier Deus Ex. L'élève a égalé le maître. La question suivante est "l'a-t-il dépassé?". Je vous laisse le soin de répondre vous même. Je viens de le finir et c'est évident que j'y rejouerais dans pas longtemps, d'une autre manière. Et encore après, ... Il y a tellement de petits détails qui rendent le jeu unique, notamment la possibilité de se bourrer la gueule au whiskey. C'est con, mais c'est une des nombreuses petites choses qui rendent l'immersion totale.

 

Si vous l'avez, vous devez y rejouer. Si vous ne l'avez pas mais avez joué aux autres, vous allez adorer. Et si vous ne connaissez pas du tout, sautez dessus, ce jeu est une véritable perle.

 

 

Monumental

Par ta soeur
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