Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 12:30

Les causes de ce dérèglement comportemental sont floues: il y a 10 ans, dans la salle de bains, j'ai découvert que me gratter les pieds en sortant de la douche était une activité fort agréable. Après quelques jours de répétition, le plaisir fut souillé par une douleur vive et précise: à force de gratter entre les doigts de pieds, la peau était partie, place à la chair.

 

Peu ragoûtant n'est-ce pas? La première résolution qui vient à l'esprit est "arrêter". Pourtant, depuis 10 ans je me bats contre un comportement récurrent mais difficile à éliminer.

 

 

Comme tous les névrosés, j'ai un rituel simple: dans la douche, je mets l'eau en route: bras gauche, épaule gauche, dos, ventre, jambes, je change de main, bras droit, épaule droite. Vient ensuite le savonnage, qui suit le même schéma. Par contre au niveau du rinçage c'est la grosse fantaisie! Selon les endroits savonnés ou non, le jet suit un schéma unique! Et vient le moment fatidique: en ouvrant le rideau, je mets les pieds sur la serviette. Je prends la deuxième serviette et me sèche en suivant le "schéma classique". Puis j'arrive aux pieds.

 

Et là, c'est le drame. Au lieu de simplement sécher mes petons, je vais les massacrer en éliminant toute trace d'eau, d'impureté et même de peau en frottant allègrement entre chaque doigt de pied. D'abord entre l'auriculaire et l'annulaire: c'est les préliminaires, l'échauffement. Ensuite entre l'annulaire et le majeur: l'exercice principal, qui fait monter des frissons de plaisir le long de la jambe et de la colonne vertébrale. Enfin, entre le majeur et l'index: l'apothéose, le bouquet final, le kadenzza. Rien n'existe sinon cet orgasme sensitif sans comparaison. Et le mieux, c'est que ça recommence de l'autre côté.

 

 

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Se gratter les pieds, une activité appréciée des dames

 

 

Et puis, la culpabilité. Déjà de faire un truc assez étrange votre totalement pervers. Mais surtout de m'être massacré les pieds. Si c'était uniquement gratter ça irait, mais le problème est que je m'arrache la peau, et la chair est ensuite à vif durant la journée. Parfois je fais attention, parfois non.

Et toute la journée est un chemin de croix: chaque pas, chaque appui est délicieusement douloureux pour rappeller à quel point cette activité est une erreur. Le must étant bien sûr les pieds nus dans un dojo. Sautiller partout avec un morceau de mon corps pas protégé en contact direct avec les tatamis, c'est... immonde. La sensation est comparable à celle de marcher sur une punaise.

 

 

Quelle solution pour cette perversion? Assez simple, la volonté. Difficile en sortant de la douche de ne pas succomber à cette envie malsaine de mutiler mon moyen principal de locomotion, alors la frustration monte. Mais c'est toujours mieux d'avoir des pieds fonctionnels. Je suis donc fier d'être revenu au principe de réalité après avoir passé 10 ans esclave du plaisir coupable pédestre.

 

Pourtant, il reste un mal jamais éradiqué. Insidieux. Je dirais même, vicieux: la réaction du corps en demi sommeil. C'est simple: impossible de réagir pendant la nuit, on fait parfois des choses dont on ne se rappelle pas. Et bien cette nuit, je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, mais mes majeurs droit et gauche sont tellement bousillés que j'ai du mal à poser un pied après l'autre.

 

Inconscient, sale pute.

Par ta soeur
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 23:18

Ou "Comment j'ai retrouvé la joie de vivre".

Cet article est un tantinet long, juste parce que j'ai grave kiffé ma race et j'estime devoir réserver une place de choix à ce monument.

 

 

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Dieu dit "que la lumière soit!", et Adam apparu.

 

 

 

 

Deus Ex : les origines

 

 

J'ai un souvenir très clair. C'était juste après les vacances de noël, je venais d'avoir une semaine de cours et rentrais dans une semaine banalisée pour les révisions. Une période extrêmement difficile non pas à cause des examens, mais des difficultés familiales de cette époque. J'étais à terre, totalement déboussolé. Par dépit j'essayais de lire ou réécouter des albums qui me plaisaient, mais la morosité revenait toujours.

 

Puis j'ai trouvé le premier Deux Ex. 6 ans après sa sortie. Les graphismes de la jaquette montrait une époque "unreal tournament". Le scénario avait l'air d'être sympa. J'ai essayé.

 

Et ce jeu a changé ma vie. Je pèse mes mots. Deus Ex a révolutionné ma manière de considérer les jeux vidéos, d'un pur point de vue du gameplay, mais aussi dans le scénario et sa portée philosophique (et politique). Ceux qui y ont joué ont probablement ressenti une "illumination" comparable qui dépasse le cadre de l'écran et du clavier. Le genre d'expérience qui marque au fer rouge.

 

Résumons rapidement en quoi le jeu est énorme: un monde d'une profondeur et d'une cohérence inégalées, des niveaux non linéaires, un arsenal impressionnant, une hybridation réussie entre jeu de shoot et jeu de rôle, des dialogues utiles et "touchants", un débat éthique et philosophique sur l'augmentation et bien évidemment un système d'augmentations ultra jouissif. Tout est nuance, choix, questionnements, que ce soit pour l'histoire, la manière dont on va évoluer dans un niveau ou le développement de JC Denton ...

 

 

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Pauvre Gunther, il voulait juste du jus d'orange :(

 

 

 

 

Invisible War : le petit frère très sympa mais moins talentueux

 

 

Quand le deuxième opus, Invisible War, a atteri dans mes mains, ce fut une grande frustration car mon ordi de l'époque ne voulait pas le faire tourner. Il est resté 6 mois dans le placard, jusqu'à l'essayer sur un ordi moins puissant mais qui acceptait de le lancer. Avec moins de 10 fps, ce fut une expérience très intéressante puisque quasi impossible de se battre façon rambo. Non pas que je n'aime pas l'infiltration (au contraire!), mais le gameplay ici était un peu obligé.

 

Il est moins bien que le premier, sans aucun doute. Les compétences ont disparues, les graphismes sont très beaux mais mal optimisés, les niveaux beaucoup moins grands et l'univers moins abouti. Le principal reproche est surtout la difficulté outrageusement faible. En mode réaliste il faut 5 balles dans la tête pour se faire tuer, les munitions universelles empêchent tout challenge selon la situation, etc...

 

Pourtant j'ai pris mon pied. Deus Ex : Invisible War reste un excellent jeu : les augmentations donnent un avantage considérable, les choix restent nombreux et les factions essayent toujours de tirer la couverture vers elles. Mais Invisible War n'a pas les épaules du premier qui transcendait... tout en fait.

 

(D'ailleurs un petit article expliquant que les développeurs ont pris Invisible War comme "modèle d'erreur")

 

 

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Prend ça sale cultiste de mes deux!

 

 

 

 

L'attente : entre excitation et appréhension

 

 

L'année où j'ai joué au 2, les autres jeux m'ont paru fades. Un de mes meilleurs amis était un grand fan de la série aussi, et on se lamentait ensemble sur le manque de jeux "intelligents". J'ai perdu l'espoir pendant longtemps. Il suffit de regarder les titres sortis ces dernières années. Depuis World of Warcraft, le jeu vidéo n'est plus une industrie, c'est une pompe à fric où les joueurs sont des gros teubés incapables de réflexion longue. C'est en tout cas le sentiment que j'ai. Il sort toujours des bons jeux, mais la quantité de grosses bouses qui sont élevées au rang de classique me donne la gerbe.

 

 

Et Deus Ex : Human Revolution fut annoncé.

 

 

OH GOD GOD GOD! Plus que trépidant, lorsque j'ai vu le trailer de l'E3 de juillet 2010, mon sang n'a fait qu'un tour: FUCK YEAAAAAAAAH!

Pourtant, on était en droit de se poser des questions: rachat de la franchise par Square Enix alias "1 combat = 1 cinématique", annonce d'un système de régénération automatique, ... J'ai attendu avec appréhension. Comme l'annonce du retour d'un grand ami qui reviendrait après 10 ans passé dans un pays étranger. Il  a changé, serons nous toujours aussi liés?

 

C'est la première (et probablement la dernière) fois où j'ai précommandé un jeu. Une raison simple: le trailer sur le site de Sarif Industries. C'est la première fois que je vois un jeu pousser aussi loin l'immersion: un faux site relié à de vrais articles scientifiques, une présentation professionnelle de l'activité de l'entreprise, etc... On croirait vraiment que Sarif Industries existe. J'ai fouillé le site de fond en comble. Ca m'a mis dans un tel état d'excitation que le doute n'était plus possible: Deus Ex a été ressucité.

 

Que vous y soyez déjà allé ou non, je vous propose de vous rendre sur le site de Sarif Industries, ne serait-ce que pour (re)voir la video d'introduction qui exprime si bien l'ambiance du jeu du côté du peuple.

Et je vous propose de (re)visionner le trailer qui remet le contexte du côté d'Adam Jensen:

 

 

 

 

 


 

L'introduction: saisir le joueur dans un monde à part

 

 

La manière dont la trame est menée est superbe. Vous êtes Adam Jensen, responsable de la sécurité de Sarif Industries. Vous accompagnez Megan Reed, chercheuse talentueuse qui vient de faire une avancée significative dans le domaine des augmentations: elle a découvert un moyen de stopper le rejet et donc l'utilisation de Neuropozyne, cette drogue si chère et contraignante pour les augmentés. Une simple recherche dans son bureau vous permet via mail et "pocket secretary" de comprendre qu'Adam et Megan sont ex, et Megan est visiblement un génie.

 

Après une petite marche automatique à la Half Life pendant laquelle vous prenez connaissance des activités du labo de Megan, vous rencontrez Pritchard, l'administrateur réseau un tantinet hauntain (mais foutrement utile!), puis votre boss David Sarif, homme visionnaire mais humain. Une explosion retentit. Vous vous précipitez pour vérifier les dégâts.

 

Le jeu commence donc sur des chapeaux de roue. La question ne se posait même pas, j'ai mis la difficulté au max, et cette partie se fait "à l'aveugle": on voit exactement ce que Jensen voit, c'est à dire ce qu'il y a devant ses yeux mais pas sa vie, ses munitions ou sa position. Et surtout aucune réticule! Bien que j'ai trouvé ça difficile au départ, ça me parait évident maintenant. Bref, la prise en main est très rapide et a le mérite de laisser le temps au joueur de se faire à l'univers graphique et sonore : une réussite. Je pourrais en écrire des tonnes tellement c'est beau visuellement et agréable à l'oreille. J'ai totalement kiffé ma maman. Et il n'y aura aucune fausse note de ce côté tout le long du jeu. Un vrai bonheur!

 

Evidemment, ça se termine mal pour Jensen, qui malgré son courage va se faire défoncer l'anus façon XXL par un soldat augmenté visiblement très expérimenté, le tout devant Mlle. Reed qu'il était venu sauver. S'en suit une très belle cinématique pendant laquelle Sarif, pour sauver Jensen, va le mécaniser. Adam, ayant subi de véritables chocs physiques et psychologiques, part pour une convalescence de 6 mois.

 

 

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ou "Comment justifier sa dose quotidienne de whiskey"

 

 

 

 

Gameplay et scénario : la jouissance vidéoludique

 

 

Adam Jensen est mué par un seul désir : retrouver les terroristes à l'origine de l'attaque de Sarif Industries, et si possible obtenir des explications. Le reste est à explorer seul. Je ne ferais aucun spoiler sur le scénario, habilement ficelé. Cela dit, si vous êtes un habitué de la série vous comprendrez vite ce qui se passe. Human Revolution se passe avant le premier Deus Ex et vous fournira un tas d'informations "intéressantes" sur l'évolution du monde entre les deux. Les nombreuses quêtes secondaires nous peignent aussi le quotidien du monde (torturé) en 2027, ce qui ajoute à la profondeur du jeu.

 

Point intéressant : on se battera contre des boss. J'ai été très surpris lors de la première rencontre, violemment musclée! Ca remet au goût du jour les classiques du jeu vidéo, et surtout ça teste nos réflexes. Des moments forts qui ponctuent les différentes phases du jeu.

 

En terme d'exploration, Human Revolution est construit comme Invisible War durant les 3/4 du jeu. Les péripéties de Jensen l'amèneront à Detroit, Hengsha et autres villes et complexes. On arrive dans une ville/zone et on est libre de se ballader. Les zones sont relativement grandes, notamment la ville d'Hengsha qui est un vrai cauchemar en terme d'orientation et ressemble vraiment à une mégalopôle délaissée. On peut ainsi tracer comme un furieux vers la trame principale ou au contraire explorer de fonds en combles. Je suis un fan de la deuxième méthode et j'ai pas été déçu: il y a toujours de bonnes surprises et les quêtes secondaires ont de véritables objectifs, de véritables histoires, avec des êtres humains et leurs choix respectifs.

 

On pourra donc choisir de trouver un maximum de preuves contre un flic ripoux ou accepter son pot de vin et repartir les poches pleines de crédits. On pourra aussi choisir de tuer des ravisseurs peu scrupuleux ou au contraire avoir une approche plus pacifique. Le jeu fait la part belle aux dialogues et propose par moment des interactions très intéressantes. Vous pouvez persuader vos interlocuteurs si vous êtes suffisament habiles et/ou si vous possédez l'augmentation correspondante.

 

 

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A : je lui demande un verre.

B : je le menace pour lui extorquer des informations.

C: je suis compatissant et joue sur l'émotionnel.

D : je lui fais un doigt.

 

 

Bien sûr, vous pouvez vous la jouer inflitration jusqu'au bout des ongles et finir les missions sans jamais vous faire repérer. Je me demande d'ailleurs s'il est possible de finir le jeu en "ghost" (je testerais mais je ne doute pas que ce soit possible). Notons également la mise en place d'un système de "hackage" très bien fait qui oblige à jouer à chaque coup. Les mails donnent toujours des informations utiles. Certains n'ont aucune incidence sur les missions, mais sont pourtant d'une importance capitale (notamment lors de la visite des locaux de picus, TEASING!).

 

En terme d'IA, les ennemis réagissent d'une manière logique et cohérente: s'ils vous entendent, ils ne vont pas juste faire 2/3 pas, ils vont carrément vous chercher là où vous êtes. De la même manière, un coup de feu va alerter les gens aux alentours, n'espérez pas vous en tirer par un petit tour de passe passe! Ca rend le jeu bien plus difficile et ô combien plus sympathique! Quand on termine une mission, on la mérite.

 

La grande diversité des approches a donc été conservée (voire amplifiée) et c'est un plaisir incomparable de pouvoir jouer le jeu "à sa manière".

 

 

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"On me voit, on me voit pas. On me voit, on me voit un peu, on me voit plus."

 

 

 

 

 

Graphismes et bande son : une ambiance unique

 

 

Niveau visuel et auditif, c'est cohérent et très beau. On est plongé dans un univers à part entière. Les couleurs prédominantes sont le jaune et le marron, le tout en textures "triangulaires", ce qui donne un aspect à la fois industriel crade et ville futuriste. Je ne sais plus où j'ai lu que l'inspiration venait de Blade Runner. Mes souvenirs du film sont assez lointain mais il est clair que ce fut une référence pour les développeurs. Notons cela dit une véritable identité graphique et sonore à chaque zone du jeu.

 

En effet, à part les égoûts qui se ressemblent (plutôt logique en fait), chaque nouvelle ville est l'occasion de visiter et s'imprégner de son ambiance particulière. Saluons la bande son qui est maîtresse sans être omniprésente. Cette même bande son s'adapte d'ailleurs à merveille en fonction des situations rencontrées.

 

Le truc qui m'a le plus surpris est la réaction des personnages lors des dialogues. On est loin, très loin du premier opus avec ses bouches en carrés qui s'ouvrent et se ferment. On croirait avoir de vrais êtres humains en face, tant dans le doublage (magistral) que dans les expressions faciales et plus généralement le langage corporel. Plusieurs fois je n'ai pas écouté ce que me disait un personnage tellement ses expressions me fascinaient.

 

Pas un seul point n'a été laissé au hasard, ce qui empêche le joueur de "s'échapper" du jeu. Ma machine commence à dater, j'ai dû jouer en 1100 * 800 ou quelque chose dans le genre, mais cette résolution ne m'a pas gênée. Human Revolution a une identité visuelle et tellement forte qu'elle se ressent aux premiers instants, peu importe les pixels.

 

 

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Hengsha

 

 

 

 

Arsenal : diversité et équilibre

 

 

Au niveau de l'arsenal, c'est la caverne d'ali baba! Il y en a pour tous les goûts: du classique 10 mm au fusil à pompe en passant par le machine gun ou encore le fusil tranquillisant, vous avez une liberté rare pour un jeu vidéo. Rare non pas par la diversité mais par l'efficacité. Chaque arme possède ses propres caractéristiques, et peut s'employer dans des situations différentes.

 

On a aussi de nombreuses grenades disponibles (mes préférées :'D), qui se déclinent également en mines. Et cerise sur le gateau, il y a des améliorations pour toutes les armes, dont une spécifique à chaque arme! On peut donc avoir un 10 mm totalement amélioré qui sera bien plus puissant qu'une mitraillette lambda. A savoir, Adam Jensen est une arme à lui seul puisque ses bras augmentés lui permettent d'assomer ou de tuer ses ennemis. Vous pourriez donc vous passer des armes pendant la majorité du jeu.

 

 

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Coucou maman, je t'ai ramené des cadeaux!

 

 

 

 

Augmentations : le problème du choix

 

 

Venons en à ce qui a fait la patte Deus Ex, les augmentations. On est dans le "purement" mécanique, Adam Jensen deviendra finalement plus proche du robot que ne l'étaient JC Denton et Alex. On comprend tout de suite mieux ce qu'on subit Anna Navarre et Gunther Hermann. 

 

Le système est surprenant mais très sympa: au lieu de récupérer des nanites, Adam "retrouve" ses capacités au fur et à mesure en obtenant des points de dynamisation (ou praxis dans la langue de Shakespeare) à chaque augmentation de niveau (en gros tous les 5000 p). On a ainsi un genre d'arbre de compétences dans lequel on évolue comme bon nous semble.

 

 

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"- Adam, tu viens jouer au foot? - Ouais attends j'upgrade mes jambes et j'arrive!"

 

 

Adam possède des augmentations de base : l'infolink avec lequel il reçoit et envoie des messages, et surtout une augmentation de régénération. Quand j'étais tombé sur la news pendant le développement, j'étais outré. Force est de constater que cette augmentation est cohérente et ne déséquilibre absolument pas le jeu (du moins en difficulté max). Oui, Adam se régénère, mais pas assez vite pour foncer sur 4 bonhommes en même temps ou survivre à un tir de uzi.

 

Pour le reste, je vous laisse explorer. Grossomodo il y a 3 familles d'augmentations : celles qui permettent de hacker, celles qui rendent plus résistant ou plus fort et celles qui aident à la furtivité. Le chemin ne dépend que de vous. Le nerf de la guerre, c'est ce menu. Il définira de façon soulignée les approches que vous pourrez ou non tenter.

 

Un gros plus: il n'y a (presque) pas d'augmentation inutile. Rappellez vous dans le 1 et le 2, quand vous hésitiez pour savoir si oui ou non vous alliez prendre A ou B. Ici c'est différent, vous prenez ce que vous voulez (dans la limite de certains arbres) et ça aura forcément un impact dans le jeu. Le seul point négatif est qu'un joueur relativement minutieux obtient suffisamment de points pour améliorer tout au maximum. Du coup, les choix effectués en début de partie s'effacent en fin de jeu. Dommage.

 

 

 

 

Conclusion : orgasme sur orgasme, je vais me faire augmenter le bassin

 

 

Deus Ex : Human Revolution est un jeu comme je les adore. Une ambiance unique grâce à une bande son de très grande qualité, des graphismes recherchés qui absorbent, et surtout une liberté incroyable dans sa progression, tout en restant suffisamment linéaire pour ne pas perdre le joueur. J'aime beaucoup la manière dont les différents rebondissements sont amenés. Et il n'y a pas de plus grand plaisir qu'approcher deux larons dans le dos pour leur faire les fesses façon express.

 

 

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AUGMENTED SURPRISE BUTTSEKS!!!

 

 

Le véritable moins du jeu est la toute fin qui est traitée trop rapidement, voire télescopée. Je regrette aussi le peu d'interaction avec certains personnages emblématiques. Un truc plus général mais gavant, c'est Steam. Le jeu n'est jouable que grâce à Steam, que je n'aime pas, ne serait-ce que pour une question de rapidité de lancement. Et puis les acheviements à chaque fin de quête, ça m'exaspère! C'est bon, je joue pour mon plaisir, j'ai pas besoin de la pseudo reconnaissance d'une plateforme de jeu basée sur la comparaison de e-penis. Cela dit il a pu me mettre le jeu en anglais, donc je vais pas trop râler.

 

Outre ces quelques aspects, Human Revolution n'est pas une révolution, mais c'est le digne successeur du premier Deus Ex. L'élève a égalé le maître. La question suivante est "l'a-t-il dépassé?". Je vous laisse le soin de répondre vous même. Je viens de le finir et c'est évident que j'y rejouerais dans pas longtemps, d'une autre manière. Et encore après, ... Il y a tellement de petits détails qui rendent le jeu unique, notamment la possibilité de se bourrer la gueule au whiskey. C'est con, mais c'est une des nombreuses petites choses qui rendent l'immersion totale.

 

Si vous l'avez, vous devez y rejouer. Si vous ne l'avez pas mais avez joué aux autres, vous allez adorer. Et si vous ne connaissez pas du tout, sautez dessus, ce jeu est une véritable perle.

 

 

Monumental

Par ta soeur
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 21:07

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Encore un album victime de la phobie des emballages plastiques. Il m'aura fallu 5 mois entre la première écoute et l'écriture de cet article. Mais ça n'est pas uniquement un manque de temps, ça reflète mon intérêt pour cet album (ouh, spoilers!)

 

Première chose: je ne connais de Arch Enemy que la période Angela Gossow, depuis Wages of Sin. C'est un groupe que j'aime bien, mais qui pour moi a toujours manqué d'un côté "transcendant". C'est rapide, technique, mélodique et parfois ultraviolent, mais la plupart des textes sont insipides: une musique souvent excellente pour des thèmes vus et encore revus (donc chiants). Pourtant, certaines perles émergent: je pense à des chansons comme My Apocalypse, The First Deadly Sin ou Dead Eyes See no Future qui mêlent territoire musical dément et textes qui résonnent des heures après leur écoute. 

 

Par contre en live c'est l'unanimité: le groupe déchire. Ca envoie tellement du paté que l'intellect importe peu. C'est d'une rare sauvagerie tout en ayant des textes subversifs. Tout ça pour dire que cette critique est celle d'un album studio, écouté bien gentiment dans ma chambre ou dans ma voiture. Il faut la prendre comme telle (that's what she said).

 

 

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Angela Gossow do not approve of this joke

 

 

Khaos Legions commence après une intro (Khaos Overture) des plus entrainantes qui laisse entrevoir un paysage délabré, des décombres, une ville en feu et à sang. Notons que les deux autres instrumentales (We are a Godless Entity et Turn to Dust) sont d'une facture similaire (c'est à dire excellentes et très loin de l'immonde Hybrids of Steel). L'ambiance est posée: la révolution est en marche, elle sera dure et sale pour briser les limites (that's what she said bis). Yesterday is Dead and Gone met le couvert: le niveau est haut, très haut. Irréprochable techniquement, avec des parties bien rapides, des solis jouissifs, une voix monstrueuse et un refrain pour faire bouger tous les malades.

 

Puis une dichotomie se dessine, et c'est pour cette raison que j'ai mis autant de temps à chroniquer cet album: la scission ne m'est apparue que récemment.

 

Par exemple, Under Black Flags we March a un rythme à faire déplacer une légion entière de soldats, et Cruelty Without Beauty donne envie d'arracher ses vêtements et mordre tout ce qui passe à sa portée. Il y a aussi des chansons qui oscillent entre le gros death/thrash et des passages mélodiques avec la patte si reconnaissable du groupe (City of the Dead, Through the Eyes of the Raven). Et à côté, il y a des chansons sympathiques mais qui ne marquent pas comme No Gods, No Masters avec sa mélodie pop et ses textes dignes d'un ado de 14 ans, ou encore Secrets qui se paye le luxe d'être soporifique au bout de 30 secondes alors qu'elle termine l'album!

 

 

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Prêt pour la guerre, mais laquelle?

 

 

Cet album est loin d'être mauvais, mais il est répétitif. Les chansons s'enchaînent avec beaucoup d'énergie, pourtant la formule reste souvent la même: une intro bourrine, un couplet "thrash", un pont avec quelques mélodies, et un refrain mélodique voire limite pop. Repétez une fois, ajoutez les solis, puis revenez au refrain (Thorns in my Flesh, Bloodstained Cross)

 

C'est dommage. Khaos Legions est vraiment puissant et est techniquement d'un niveau supérieur pour les guitares; Christopher et Michael Amott font des trucs vraiment dingues. On est entraîné par la voix d'Angela, mais ça manque de d'explosivité. Ou plutôt, je devrais dire que les rares "mauvaises" chansons cassent la révolution entraînées par les autres. Si on ajoute à ça des textes sympathiques pour être scandés le poing en l'air, mais qui n'ont rien de révolutionnaires (dans leur écriture), on se retrouve avec une équation difficile à résoudre.

 

Le reproche que je fait à cet album est finalement celui que je fait à tous les albums d'Arch Enemy depuis Wages of Sin. Ils ont leur style bien à eux qui balance du paté par caisses de 12, mais suivent un schéma prédefini. Et puis Angela Gossow qui crie comme une malade, c'est énorme, mais au bout de 30 minutes c'est lassant, pas de changement d'un iota, pas un seul chant, pas une seule variation.

 

 

http://i240.photobucket.com/albums/ff220/perenoel98/Overblog/angela-gossow.jpgTHIS IS FUCKING LIMBO MOTHERFUCKEEEEERS!

 

 

Je sais qu'il n'y a pas de règles dans la musique, et à fortiori dans le metal. C'est un style suffisamment étendu pour ne pas s'accrocher à une façon de faire particulière. Ce qui compte, c'est l'énergie, l'émotion, l'ambiance créée. Créer l'émotion quand on lorgne vers un style extrême est une tache peu simple, j'en conviens. Ils sont bons, rien à redire, mais il y a par moment un côté automatique dans leurs compositions que je trouve insupportable.

 

Peut être que je deviens trop exigeant avec les années... Voyons le bon côté des choses: Khaos Legions est un album de metal sans aucun doute. En concert, ce sera une tuerie sans nom: on peut citer les monstrueuses Cult of Chaos et Vengeance is Mine qui ravagent tout sur leur passage . Et puis, malheureusement, il y a des chansons sympas mais déjà tellement entendues dans la discographie du groupe que ça en devient lassant. C'est un style, mais pour un groupe qui lance comme message "Stay true rebels", c'est incohérent compte tenu de leur conformisme à leur propre schéma.

 

Si vous êtes un fan, nul doute que vous aimerez. Pour les autres (comme moi), vous trouverez cet album inégal mais pavé de bonnes intentions. Ce n'est pas un raté, il y a clairement des morceaux qui arrachent la gueule. J'espère juste que Arch Enemy saura se renouveler, sinon ça risque de devenir très chiant.

 

 

Bon

Par ta soeur
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 23:23

Paris, Zenith, le 23/11/2011

 

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8 ans que je connais le groupe, jamais un seul concert. Quand j'ai vu l'affiche j'ai tout de suite réfléchi à la période: 23 novembre, probablement chaud. J'ai eu raison. Entre les partiels, le capes, les entraînements, les révisions et les problèmes familiaux qui explosent quand il ne faut vraiment pas, j'ai failli abandonner l'idée d'aller à ce concert.

 

Et puis, leur musique m'est revenue dans la tête. Fuck, le temps passe vite, à force de prendre des excuses on rate sa vie. J'ai pris ma place et me suis préparé pour le parcours du combattant.

J'ai proposé à une amie de venir avec moi mais elle était malade et a préféré réviser. J'étais déçu, mais c'est mieux ainsi. Explications:

 

Le Zenith n'a pas de vestiaires, et ça m'a pris la tête. Avec le temps pourri de cette semaine, venir en T-shirt signifiait choper une bonne grosse crève de la mort en 12 secondes chrono. En voiture et se taper les bouchons de Paris ou en transports au gré des horaires? Au bout de 3h de réflexion interminable, ça s'est fini en FUCK THAT SHIT, j'ai pris mon billet et le train, avec un t shirt et mon blouson, et puis bordel c'est un concert de metal pas un défilé de mode, si je chope une crève tant pis ça aura été pour un bon concert.

 

Voila, c'était mon état d'esprit en arrivant au Zenith. Près des portes, les vigiles: "Montrez nous vos slips pour vérifier si vous avez pas du C4 coincé entre les testicules" -> "oui monsieur".  Je passe, et déjà ça sent le concert de porc: les basses défoncent les murs, la fosse gueule. C'est DevilDriver qui est en train de marteler au fer rouge une salle faite pour les concerts, mais pas la musique rock: il y a plein de place, mais les guitares sont inaudibles. Seul l'usage des boules quiès permettra d'entendre les variations de jeu des musiciens, sinon on se prend juste un énorme fistfuck de grosse caisse dans l'anus et une gentille petite basse qui vient titiller la prostate au cas où la leçon n'a pas été intégrée.

 

 

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Un bon concert de metal: les signes qui ne trompent pas

 

 

Je connaissais DevilDriver de nom, mais jamais vraiment écouté. Une bonne surprise, mais vu les conditions d'écoute je me suis plus focalisé sur les dangers des circle pit que la qualité musical intrinsèque du groupe. C'était méchamment bourrin, façon gros motards tatoués qui défoncent tout sur leur passage. Marrant.

Du coup j'ai raté Darkest Hour, et connais pas, donc tant pis.

 

 

Après ça arrive un autre groupe, Bring me the Horizon. La première chose qui m'est venu à l'esprit est "c'est quoi ces putains d'emos?". Et pourtant, malgré une musique des plus monotones j'avais l'impression de les connaitre. J'ai fini par retrouver: on voyait tout le temps leur tronches sur la page d'acceuil de myspace. Et à chaque fois j'avais la même réflexion: "C'est quoi ces mecs tatoués qui sont coiffés comme ma soeur et qui ont des lèvres de suceuses?" (vanne facile détectée et refusée). On va dire ça simplement: ce sont des imposteurs. Les tatouages indiquent généralement une certaine virilité, mais surtout un choix, une histoire, une signification sérieuse. Chez eux j'ai l'impression de voir une vitrine censée impressionner, c'est tout. Certes, c'était une musique violente, mais quand au bout de 15 minutes, ça ne bouge pas d'un iota et que le chanteur ne sait que hurler bêtement comme un ado de 14 ans, c'est lassant.

 

Puis bon, une chanson ou le mec parle de se mettre une "bullet in the head" en imitant des signes de flingues avec sa main, c'est rigolo mais allo quoi les gars passent probablement plus de temps à se coiffer devant leur glace qu'à se questionner sur leur pathétique existence. Vasy mec, tiens tes promesses et flingue toi, ça sauvera le monde de ta tête de cul et ta voix de merde.

Je suis parti extérioriser ma colère sur un sandwich.

Je tiens d'ailleurs à remercier les personnels du Zenith qui m'ont fait passer ma bonne vieille carte electron sur le stand t shirt car elle ne passait pas sur la machine du bar. C'était pro, j'ai pu manger, merci.

 

C'est avec un excellentissime sandwich jambon fromage que je vais donc attendre la fin du set de Bring me the Horizon. Le chanteur n'arrête pas de hurler encore et encore comme un castrato, et se met pratiquement à exiger des wall of death et des circle pit toutes les 5 minutes. C'est bon bonhomme, la fosse est une entité vivante autonome, pas besoin de la commander tout le temps!

Bref, tout le monde en avait marre, c'était fatigant de les voir marteler toujours la même pseudohaine. C'est pas tout de travailler son look, faut aussi travailler ses compétences musicales. Et accessoirement être sincère, mais vu leur gueule ça leur passe probablement au dessus.

 

 

Juste pour le plaisir, faisons une petite comparaison arbitraire et tout sauf pertinente: voici les premières images que me donne google quand je tape

 

DevilDriver

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Bring me the Horizon

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Machine Head

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Cherchez l'intrus.

Aller c'est bon on a compris, passons au vrai concert.

 

 

Machine Head. Fuck yeah. Au milieu de la fosse, je sais très bien ce qui va m'arriver, et j'attends que ça. Le public est déjà chaud rien qu'à la montée des drapeaux et des balances. Les lumières s'éteignent. Sangre Sani retentit tandis que des trainées rouges sang apparaissent sur la toile projetée, finissant par montrer le logo MH. Le groupe arrive sur scène. Hurlements. Et arrive la monstrueuse I Am Hell.

 

 

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ARE YOU READY MOTHERFUCKERS?

 

 

La chanson s'emballe, la fosse aussi. Les pogos commencent, et sont violents, très violents.

Manuel de survie à l'attention des metalleux: plier les jambes, ouvrir les bras, ne pas résister contre un bonhomme torse nu dont les deltoïdes sont plus gros que mes biceps.

Je suis plutôt du genre à "danser fort" et bousculer un peu, mais il faut avouer que c'est marrant et totalement logique de se bastonner avec une chanson pareille. Simplement, ce petit paragraphe pour dire que ce sera comme ça tout le long du concert. Autant j'étais déçu que mon amie soit pas venue, autant je crois qu'elle aurait finie en charpie vu son état (quoique les mecs sont généralement pas cons et n'écrase pas ce qui a des seins).

 

Revenons au concert en lui même: le son est inégal, très brouillon, mais l'énergie dégagée par la bande à Flynn est énorme. Les mecs sont au taquet et l'exécution est irréprochable.

 

 

Set List:

  1. I Am Hell (Sonata in C#)
  2. Be Still and Know
  3. Imperium
  4. Beautiful Mourning
  5. The Blood, the Sweat, the Tears
  6. Locust
  7. This Is the End
  8. Aesthetics of Hate
  9. Darkness Within
  10. Old

  11. Bulldozer
  12. Ten Ton Hammer

  13. Halo
  14. Davidian

 

 

 

Be Still and Know enchaîne, le public est captivé par l'intro magique, survolté sur le couplet et chante en choeur sur le refrain. Imperium et sa rythmique façon rouleau compresseur défonce tout sur son passage et encore une fois on se retrouve à hurler les paroles. Beautiful Mourning continue dans le massacre total. FUCK YOU ALL. C'est juste trop bon. Le groupe envoie la sauce façon XXL, c'est incroyable!

 

Le classique ultime The Blood, the Sweat, the Tears est hurlé par toute une cohorte de fans en furie, les pogos deviennent un infâme maelström pendant que le groupe donne tout ce qu'il peut. Ils sont 4 et chacun se lache, on sent un groupe rodé, qui sait ce qu'il fait mais qui reste spontanné. Locust et This is the End repasse vers un registre un peu plus mélodique. On sent quand même à ce moment que Robb Flynn a quelques difficultés pour le chant clair aigu, qui est donc repris par Adam Duce et Phil Demmel. Et ça passe crème. On a vraiment la démonstration d'un groupe qui fonctionne ensemble. J'ai trouvé ça beau, même touchant (entre deux défonçages d'épaules par des bodybuildés).

 

 

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Je revois Robb Flynn disant "We need a lot of energy for this song, can you do this for us?". Et là, Aesthetics of Hate. Oh putain oui! Je me suis laissé porté par l'hystérie totale de la fosse. C'était une putain de guerre, et M.Flynn vit que cela était bon. On était dans l'incarnation totale de la chanson en fait. Les solis sont déments et totalement assurés, juste du putain de metal et des malades en train de le vivre physiquement en face d'un groupe remonté à bloc. Imaginez plus de 2000 furieux en train de gueuler "LET THE HANDS OF GOD STRIKE THEM DOWN". J'en ai encore des frissons.

 

Le groupe quitte la scène, une guitare acoustique est posée au milieu. Robb revient seul, et nous fait un discours très touchant avec une rapide biographie du groupe, pour dire que le chemin parcouru a été grand et a été possible grâce aux fans, peu importe qu'ils aient connu le groupe au début ou récemment. Et il espère que si nous sommes là, c'est pour partager comme eux la douleur et la colère, par la musique. Et alors il joue Darkness Within, aka l'exacte opposée de la chanson précédente! Seul, avec une petite guitare, chantant de manière clair devant tout un public. Surprenant et très intimiste en même temps. Le public reprendra le refrain en coeur avec beaucoup d'énergie. A la fin de la chanson le groupe s'arrête (!), mais nous continuerons à chanter l'air, plusieurs fois. Le groupe semble ravi, M.Flynn arbore un énorme sourire.

 

 

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Revenant aux bonnes vieilles valeurs, Old dénote et recasse tout partout héhé. Après le réconfort, le démontage de côtes par des inconnus. Je me rappelle notamment d'une énorme masse totalement bourrée qui se balladait à contre courant, n'importe où, et prenait aléatoirement des gars dans la fosse par la tête pour chanter la chanson avec eux, genre "amitié virile".

 

On a le droit à Bulldozer puis Ten Ton Hammer (que je ne connaissais pas, honte sur moi) qui remet le couvert niveau brutalité. A croire que nous nous sommes transformé en bêtes sans aucune notion du temps ou de la courtoisie (on ramassait toujours les gars tombés cela dit).

 

Le groupe terminera par deux classiques: Halo et ses magnifiques envolées lyriques, chantées comme si demain n'existait plus. Et Davidian, juste pour rappeller pourquoi Machine Head a été et est un monstrueux groupe de metal.

 

 

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sous titres: FUCK YOU AAAAAAALL

 


C'était monstrueux, d'une puissance inégalée. Un son de merde, mais un groupe au sommet de son art secondé par un public complètement survolté qui se défonce dans tous les sens du terme, scandant sans cesse les paroles avec Robb Flynn. Une communication totale avec le public, pour un moment inoubliable. Fuck, ce concert était monumental.

 

 

Une petite vidéo histoire de donner l'ambiance (tout en imaginant que la fosse porte très bien son nom à ce moment)

 

Par ta soeur
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 17:51

Ca fait longtemps que je n'ai pas écrit ici. J'ai souvent des idées mais peu de temps pour les mettre en forme. Certes, on peut toujours trouver du temps, mais je dois avouer être un peu débordé depuis quelques semaines. Bref, allons y gaiement!

 

Pour les rares incultes qui ne connaissent pas Machine Head, on peut résumer le groupe en quelques mots: puissant, lourd, énergique, mélodique, putain de metal qui arrache la chatte à ta grand mère.

Leur nouvel album, Unto the Locust, est sorti il y a 2 mois. Je l'ai acheté début octobre mais écouté uniquement... avant hier! Une fois que j'aurais réglé ma phobie avec les plastiques d'emballage je pourrais peut être faire des chroniques plus souvent...

 

 

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Evidemment c'est tout frais pour mes oreilles donc difficile d'en faire une critique objective. Mais clairement, c'est un très bon album. La première chose qui m'a marqué est la voix de Robb Flynn. Ce mec a une voix incroyable, c'est un fait, mais il a poussé le vice encore plus loin en essayant cette fois ci d'incorporer des chants assez aigus et des passages accapella.  C'est du plus bel effet.

 

Ensuite, la lourdeur de I am Hell. Un rouleau compresseur qui avance inexorablement dans le cerveau de l'auditeur.  La production est lourde mais précise, dans la continuité de The Blackening. Comme à leur habitude, on alterne entre passages thrash et refrain mélodique, sans oublier les soli sympathiques.

Be Still and Know continue dans cette optique, avec des textes assez ambigus, à la fois lumineux et prophétiques. Je dois avouer que c'est ma préférée car elle présente une cohérence sans faille et de magnifiques mélodies, notamment le refrain que ne peut que se chanter à plein poumons.

 

La suite de l'album alterne entre des éléments "classiques" de leur style bien à eux, un mélange entre thrash, power et heavy, mais aussi des moments totalement innatendus dont le paroxysme est la chanson Darkness Within, qu'on pourrait pratiquement classer dans du rock! Mais le grand écart reste maîtrisé et ne dénote pas tant que ça avec les autres chansons.

 

Enfin, Pearls before the Swine est dans un style bourrin parfois un peu brouillon et Who We Are part dans un refrain presque trop beau, trop lisse. Attention, ce ne sont pas des mauvaises chansons, mais le peu d'écoute que j'ai me laisse encore un peu sur ma faim.

 

 

Un grand effort a été fait sur les textes. J'apprécie beaucoup, ça change des "classiques" du metal qui se résument à gueuler des conneries sataniques, des menaces sans consistances ou des élégies pathétiques. Non, Machine Head a toujours eu des textes travaillés, matures, qui sont la base de sa musique. Les deux sont indissociables et Unto the Locust continue ce travail de cohérence. Les thèmes abordés sont ils vastes? J'ai encore du mal à me faire une idée, notamment Locust: est-ce une métaphore ou doit elle être prise au premier degré? C'est l'expression d'une grande puissance écrasant les humains, vu de différents angles, mais les subtilités m'échappent pour l'instant...

 

 

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Adam Duke a prêté sa moustache à Robb. Ca leur va plutôt bien.

 

 

D'un point de vue plus général, j'ai quand même quelques réserves: je trouve les soli moins travaillés que sur The Blackening. Ca dépend des chansons, certains sont irréprochables mais parfois ça fait un peu "mode automatique". Il y a aussi cette petite propension du groupe à placer des passages monstrueusement bourrins en plein milieu de chansons magnifiques. Par exemple sur Darkness Within le passage "music my savior" qui (c'est mon avis) ruine totalement l'ambiance créée 2 minutes avant. J'ai aussi ce sentiment sur Descend the Shades of Night ("free me") ou Now I Lay Thee Down (après les solis). C'est mineur mais ça gâche le "feeling" plus intimiste de certaines chansons.

 

Il y a aussi un manque de cohérence ou de fil rouge. Cette critique est totalement personnelle, c'est la démarche du groupe donc peu discutable, mais je trouve que l'album manque de ce côté "monument" qu'ils avaient sur leurs deux albums précédents. C'est très difficile à exprimer; certaines compositions sont un peu "automatiques" et certains enchaînements sont trop décalés.

 

 

Malgré les critiques que je peux formuler, Unto the Locust reste un excellent album de metal: puissant, varié, avec de grands efforts au niveau du chant et des textes. La production est énorme, comme toujours avec Machine Head. Certaines chansons sont tellement bonnes qu'elles restent dans la tête, et c'est inévitable: on a envie de chanter et hurler. Il y a aussi des surprises, parfois bonnes, parfois mauvaises, à vous de voir. C'est une impression "à chaud", mais clairement c'est un album que j'apprécie beaucoup.

 

Excellent

Par ta soeur
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